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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 13:56

may

Je n'avais jamais aimé mon atelier ! C'était une pièce aux murs peints en rouge foncé. La lumière brillait faiblement. Je n'avais pas assez d'argent pour engager une petite bonne, alors la pièce sentait affreusement mauvais et il y avait trop de poussière. Quand on marchait, le sol grinçait. Au fond de la pièce à droite de mon lit, se trouver un bureau. J'avais disposé une petite table et deux chaises au centre de la pièce. Près de la porte se trouvaient deux armoires. Une pour mes vêtements et une autre pour mes outils de peinture et juste à côté se trouvait un grand miroir dans lequel je pouvais voir mon bureau depuis mon lit. Je vivais seul avec mon chat Penny. Je mettais ses affaires à droite de mon lit.

J'avais accroché la peinture au-dessus de mon bureau. C'était une femme en blanc, avec des cheveux noirs, de beaux yeux bleus et une peau pâle. Elle portait une robe blanche comme celles qu'on voit de nos jours. Son air menaçant me donnait des frissons. Autour de son cou, elle portait un collier. Il ressemblait à un médaillon. À l'arrière-plan se trouvaient des montagnes et des arbres sombres. À droite, tout en bas quelqu'un avait mentionné : «19/12/1776 Jean Renault. »

Vers vingt-trois heures cinquante cinq, je décidai d'aller me coucher. J'éteignis les lumières et je me mis sous les draps.

De mon lit, je voyais mon bureau et ici dame blanche qui me souriait méchamment. Je fermai les yeux et tout à coup l'horloge sonna minuit. J'ouvris les yeux pour voir la jeune fille dans le portrait quand je me rendis compte qu'elle ne se trouvait plus dans la peinture. Elle marchait vers moi. Étais-je fou ? J'étais sûr que mes yeux me trompaient !!

J'étais sous l'emprise d'une grande frayeur. Je commençai à transpirer  et mes dents s'entrechoquèrent. Elle s'approcha en faisant des bruits qui me donnèrent la chair de poule.

Je ne pouvais plus bouger. Je m'affolais et j'étais à bout de souffle. Ma gorge était terriblement serrée. Tout à coup elle se trouva au bout de mon lit et elle enleva son médaillon en souriant.

Je paniquais et je ne savais pas quoi faire. Mon téléphone se trouvait à gauche de mon lit, je le pris et j'appelai mon frère. Il répondit dès la première sonnerie.

Je lui racontai avec une voix tremblante ce qui se passait. Il ne me crut pas et il raccrocha.

La femme blanche se trouvait juste à deux centimètres de moi. Elle posa le médaillon

autour mon cou et sans que je le veuille, mes pieds s'agitèrent et me dirigèrent vers le tableau. Je ne pouvais plus me contrôler. Quand je m'arrêtai devant le tableau, je fermai mes yeux.

Je ne voulais plus les ouvrir, mais au bout de vingt secondes je les ouvris et je m'aperçus que ce n'était qu'un rêve et que le tableau était comme je l'avais laissé !

 

Ainsi cette nuit là, j'appris à ne pas prendre mes rêves pour la réalité !

Publié dans : nouvelle fantastique - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
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