| Août 2010 | ||||||||||
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J'avais toujours aimé mon atelier. C'est vrai qu'il était très poussiéreux et sombre, mais je l'appréciais comme il était. On n’y trouvait qu'une seule fenêtre par laquelle on percevait de faibles rayons de soleil. Ça sentait la cire pour le bois et la peinture à l'huile. À vrai dire, ça ne sentait pas vraiment bon, mais j'y m'étais habitué. Mon lit était dans un coin de la chambre et mon bureau juste à l'entrée de ma porte.
C'était un tableau un peu terrifiant. Il représentait une jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux bleus pétillants. Elle me fixait comme si elle voulait me transpercer du regard. À sa droite, sur une table de chevet, était posé un vase chinois bleu, dans lequel des fleurs rouges (comme le sang) avaient été mises.
Soudain, je me réveillai en sursaut avec l'impression que quelqu'un me regardait. Puis sur le mur, le tableau prit feu et brusquement il s'éteignit.
Je voyais la femme à l'intérieur qui criait, mais je n'entendais rien et les fleurs derrière elle, coulaient comme des gouttes de sang. De nouveau le tableau prit feu et quand il s'éteignit, une nouvelle fois, il n'y eut plus rien d'anormal.
Peut-être étais-je fou ? Qui sait ? Pourtant, j'étais sûr de ce que j'avais vu. Je me cachai sous ma couverture en essayant de me rendormir. Mais en vain, je n'y arrivais pas ; trop pétrifié par la peur. Je me levai, décrochai le tableau et le plaçai, effrayé et horrifié, dans le coin le plus éloigné de mon lit.
Deux heures passèrent sans aucun bruit. Hésitant, je soulevai ma couverture et je ne regardai pas le tableau, mais la fenêtre. Je ne pus attendre plus longtemps. Je sortis de mon lit et me dirigeai pas à pas vers le tableau. Je le pris d’une main avec crainte et dégoût puis descendis les escaliers en le tenant loin de moi. Je le jetai à la poubelle et quelques minutes plus tard le camion poubelle vint le chercher.
Ainsi, le tableau fut-il définitivement brûlé !
Une nouvelle fantastique rédigée par Céline G.