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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 14:40
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Mon atelier était situé au fond du marché au milieu d'un véritable bric-à-brac. Il était sombre et très frais. On flairait des odeurs de peintures fraîches. Les craquements du plafond et les sifflements du vent me faisaient peur ! Une table se trouvait en dessous de la fenêtre un peu sur ma droite. Mon chevalet fétiche n'était pas loin. En face j'avais installé un petit canapé décousu dans lequel j'aimais bien m'asseoir. Non loin de là on voyait une table basse sur laquelle avait été posé mon hamster en cage. Mon lit était au fond à gauche de la pièce, un paravent le cachait. J'aimais bien mon atelier de fortune.

J'avais acheté ce tableau chez un antiquaire du quartier. Il m'avait raconté une petite anecdote sur ce chef-d'oeuvre du XIXe siècle. On y apercevait au premier plan, le visage d'un homme indifférent et pâle. Son regard de feu semblait me suivre à chaque mouvement que j'effectuais dans la pièce. Au second plan on voyait des arbres et au troisième le peintre avait placé un ciel recouvert de nuages. Je ne savais pas pourquoi j'avais acheté cette peinture, ça avait été un véritable coup de coeur.

Alors que je m'apprêtais à m'endormir, je fixai une dernière fois l'homme de la peinture. Tout à coup il se mit à cligner des yeux, son regard n'était plus innocent. Les arbres verts devinrent d'immenses flammes de feu. La porte s'ouvrit, les fenêtres claquèrent et le vent commença à siffler. Ensuite l'homme s'anima et de dirigea vers moi ! En un quart de seconde j'eus l'impression que le ciel allait me tomber sur la tête. Je recommençai à paniquer. J'avais une peur angoissante et je cherchais un endroit pour me cacher. Mes jambes étaient flageolantes. Je me demandais si j'étais devenu fou ! Mon sang se figeait dans mes veines et j'essayais de me calmer.

Lorsque j'allumai la lumière, tout redevint normal. Après avoir repris mes esprits, je repensai à mon inquiétude. J'avais été traumatisé par la peur et l'anxiété. Pourtant, j'appréhendais ma nuit, car le soleil était déjà couché. Je m'inquiétais et je commençais à angoisser. Mais je m'endormis sans m'en rendre compte.

Au petit matin, quand je me réveillai, je m'aperçus que tout ceci n'était qu'un rêve. J'appelai tout de suite le prêtre et j'allai me confesser dans la matinée. Ainsi, nul n'a le pouvoir d’interdire les rêves !

 

Une nouvelle fantastique écrite par Alix A.

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