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Un blog pour les élèves ! Vous trouverez ici vos textes, anonymés, vos enregistrements audios...certaines de vos affiches... mais aussi des liens pour travailler mieux et plus vite... Un blog pour vous et qui mettra en valeur votre talent ! Collège et Lycée Jacques Prévert ACCRA GHANA
Comme il m’était difficile de trouver le sommeil, je me mis à observer l’intérieur de mon atelier. Ce dernier, comme chaque soir, m’offrait une atmosphère chaude et chaleureuse, me réconfortant du dur labeur de mes journées.
De légers craquements provenant des braises de mon ancienne cheminée, ainsi que du vieux parquet de chêne brisaient de temps à autre le silence de la pièce…A ma droite se trouvait une étagère en bois d’olivier blanchie par les année. Sur celle-ci, étaient entassés des croquis déchirés et marqués par le fusain, laissés à l’abandon par manque d’inspiration.
Un parfum assez particulier s’échappait de mes tableaux suivi d’une abominable odeur de moisissure .Au sol, des reflets orangés provenant des bougie étaient présents. Ils prolongeaient vaillamment les ombres de couleurs prune qui provenaient de la cheminée. Dans un coin du mur assez assombri, se trouvait un tapis perse qui me servait de lit.
Je me mis alors à observer le tableau que je venais d’acheter : il se trouvait sur l’étagère.
L’œuvre dont je ne pouvais distinguer ni le nom, ni l’auteur me séduisait. Au centre se tenait une femme d’une très grande beauté, aux rondeurs bien dessinées. Tenant un ensemble de feuilles blanches, elle était vêtue d’une fine robe à dentelles. Dans ce tableau baroque, les nuances de couleurs me plaisaient fortement, et s’alliaient bien au décor de mon logis.
Les tons orangés vers la gauche puis jaunâtres vers la droite me rendaient extrêmement joyeux. Mais ce qui emportait mon esprit, c’était les traits de cette femme, fascinée par ses lectures inconnues.
Soudain, une lueur pâle, presque floue, traversa le tableau, immobile, silencieux. Tel un sifflement strident, un bruit de craquements assourdissant s’en échappa,. Avais-je perdu la raison ? Peu de temps après, une force surnaturelle s’échappa du tableau et enveloppa, comme un voile blanc abandonné au vent, chacun de mes tableaux entamés. Au même moment, la luminosité argentée fut remplacée par un fabuleux arc-en-ciel,
Je me recroquevillai dans le coin le plus sombre de mon atelier. Je tentai de trouver le calme, de me réconforter, mais plus le vacarme persistait, plus l’envie de hurler grandissait en moi. Tout ceci me terrorisait. Aurais-je été la cible d’une menace des dieux ?
Pourtant malgré moi, le bruit de craquements de feuilles me poussait à en connaitre l’origine. J’observai le tableau démoniaque. La frayeur m’aveugla aussitôt. Les feuilles blanches que brandissait la belle Aphrodite commencèrent à se teinter. Malgré mon tourment, je pouvais admirer le tableau renouvelé. Son charme me réconfortait mais cependant l’envie d'en découvrir l’origine me taraudait.
Une idée effroyable vint alors à moi. Les spectacles de couleurs s’échappant de mes tableaux se dirigeaient dans l’œuvre maléfique. Il fallait les en empêcher !!
Tout allait donc s’ombrer à jamais …Mes rêves d’artistes disparaîtraient donc en un instant !! Malgré ma terreur, je me levai et me dirigeai vers le tableau. Je pouvais sentir le sol frémir, et les paillettes de peintures sursauter. Mais je poursuivis mon chemin. En m’élançant sur ce tableau, une douleur mortelle traversa mon âme, affaiblie. Une lueur aveuglante perça mes pupilles…
Soudain, les frémissements du sol et les lumières fluorescentes cessèrent. Je rouvris donc mes yeux, et fus surpris par l’aspect de mon atelier. Il était redevenu tel que je le connaissais. Je sentis pourtant quelque chose me frôler. C’était une des feuilles qu’avait tenues la Vénus. À ma grande surprise, elle s’était remplie de multiples tons, pleins d’inspiration. Était-ce un don de l’œuvre mal maléfique ? C’en était indéniablement une trace.
Une larme de joie coula sur mes joues crispées. L’espoir de réussir enfin, de devenir célèbre était à présent entre mes mains. Je me mis alors à peindre me répétant un des proverbes de mon filleul :
"La bravoure procède du sang, le courage vient de la pensée" Napoléon
I°
Une nouvelle fantastique écrite par Marie L.
Publié le 29/01/2010 à 14h12 dans nouvelle fantastique