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Un blog pour les élèves ! Vous trouverez ici vos textes, anonymés, vos enregistrements audios...certaines de vos affiches... mais aussi des liens pour travailler mieux et plus vite... Un blog pour vous et qui mettra en valeur votre talent ! Collège et Lycée Jacques Prévert ACCRA GHANA
Je n’avais jamais aimé mon atelier. Lorsque j’entrais, ça
sentait toujours une vieille odeur de chaussures mouillées. Mes
tableaux n’étaient pas rangés. Ainsi au premier coup d’œil on
reconnaissait tout de suite les vieux tableaux des nouveaux.
Une petite table se trouvait à gauche de mon lit. C était là
que je travaillais sur mes chefs-d’œuvre. Mon atelier n’était éclairé
que par les bougies et par la lumière de la lune. Sous mes pieds, le bois
datait de 1962 et faisait crac !! cric !!
Chaque fois que je dormais, les seuls bruits que j’entendais étaient
le tic-tac de la pendule, le perroquet parlant et les miaulements de
mes chats. Je laissais toujours la fenêtre ouverte pour que la chambre
s’aère un peu.
Quand je n’arrivais pas à dormir, je regardais le tableau que
je venais d’acheter. A droite je voyais deux bougies puis une lampe.
Au milieu un personnage qui lisait un livre. Au premier plan, se dressait
une table à manger et au deuxième un chat.
Le personnage qui était dans le tableau était une femme sans
visage attrapant un livre. Ce qui faisait peur c’était qu’elle avait
un chat aux yeux rouges derrière elle. Une couleur orangée vers la
droite et une couleur sombre à gauche dominaient l’ensemble du
tableau.
Soudain, alors que je tournais la tête vers la gauche de mon
lit, j’entendis un bruit provenant du tableau. La femme avait changé
de place. Elle se trouvait maintenant à droite du tableau et elle
regardait vers moi comme si elle me fixait. Son chat aux yeux rouges
était sur son bras gauche. Il était agrippé comme s’il allait tomber
brusquement. Son livre se trouvait en bas de la table couvert de
taches noires.
J’eus vraiment peur parce qu’elle me fixait comme si elle
voulait m’étrangler. Mon angoisse augmenta car elle avait son chat qui
s’agitait sur son bras gauche. Je fus effrayé parce que la femme avait
bougé son pied vers l’avant puis avait lancé son chat vers moi. Pour
me protéger je pris le taie d’oreiller qui me servit de barrage contre
le terrible petit chat aux yeux rouges.
Toute la nuit, je me battis contre cette femme sans visage. Son
chat était de plus en plus bizarre. Lorsque je me battais contre lui
il changeait toujours la couleur de ses yeux. La femme ne se battait
pas. Au contraire, chaque fois que je la regardais, elle rendait le
tableau d’une couleur sombre et donc il m’était impossible de la voir.
Toute ma chambre était en désordre mais je réussis à tenir jusqu'à
l’aube car la femme sans visage ne supportait pas les rayons de soleil.
Enfin je vis qu’elle réintégrait le tableau et ne bougeait plus. Je m’écroulai, épuisé.
Au petit matin, la dame de ménage arriva et me demanda ce qui s’était
passé. Je lui expliquai tout en détail. Après elle me dit que nous
allions faire détruire ce tableau et l’enterrer.
Publié le 27/01/2010 à 14h36 dans nouvelle fantastique